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"…l’imaginaire déchoit-il ou se renforce quand il se confronte au réel ? Le réel n’aurait-il point lui-même sa grande saveur et sa joie ?
Ces deux mondes s’attribuent tour à tour la seule existence. Ils restent si étranges l’un à l’autre, que les représentants humains, les disciples en la chair desquels ils s’incarnent, s’efforcent de se fuir plutôt que de se chercher et de combattre. Ce qui, supprimant tout conflit, permet aux deux partis de se croire vainqueurs.
Et ils éconduisent ainsi l’un des moments mystérieux les plus divinisables par la qualité d’exotisme qu’il contient, sa puissance du Divers. Et cependant la plupart des objets dans ces deux mondes sont communs. Il n’était pas nécessaire, pour en obtenir le choc, de recourir à l’épisode périmé d’un voyage, ni de se mouvoir à l’extrême pour être témoin d’un duel qui est toujours là."
Approbation d’Oriane (feutre gris) : on dirait du Marc Hodges, non dans le style bien entendu, son écriture est plus directe, plus « moderne », mais dans la réflexion elle-même sur les rapports de la réalité et de la fiction, sur cette étrange alliance entre le monde hors de la pensée humaine et le monde que construit cette même pensée, sur l’étonnement devant cette impérieuse nécessité de la fiction.
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